Après l’atelier cuisine, je me rends compte que ma carte mémoire a lâché. Cela me rend de très mauvaise humeur pour le reste de la journée ! Et l'activité du jour (même si je l'ignore encore) ne va pas aider à retrouver le sourire...
Au programme de cet après-midi : bamboo train ! La particularité de ce train ? Il n’y a qu’un seul jeu de rail. Si un autre bamboo train arrive en face, l'embarcation la plus légère cède sa place à la plus lourde pour être démontée.
Le bamboo train se compose d’un moteur et d’un plateau d’environ 3 mètres, conçu avec des lattes de bambou entremêlées. Ce matériau léger permet un démontage ultra-rapide de l'appareil. Plutôt astucieux !
Une fois installé, il faut se cramponner ! Chaque démarcation entre les rails provoque de violents chocs sur notre bamboo train. Mais le trajet est amusant. On file à vive allure dans la campagne.
Au bout d'un moment, le train stoppe. Qu'y a-t-il à voir ? Rien. Un groupe de jeunes est en train de pêcher dans une marre. Il y a déjà un groupe de touristes qui est là, brandissant leurs appareils photos, mitraillant la scène. Je ne me sens pas très à l'aise. J'ai l'impression de faire partie d'une sorte de "safari humain"...
Nous reprennons notre route et nous arrivons au bout du chemin. Nous nous arrêtons dans un "village" que notre driver nous invite à visiter.
Hummm... Ça alors, c'est bizarre.... Je vois bien une poignée de cahutes en bois, des centaines de paquets de chips, des hectolitres de boissons, des milliers d’étoles et une pléthore de sac à main… mais pas une seule véritable habitation.
C'est louche tout ça !
Et en effet, à peine le pied hors du bamboo train que des enfants s’approchent déjà, de grands paniers autour du cou, emplis de cartes postales et autres souvenirs. « One dollar, cheap, cheap ! ».
Ladies and gentlemen, welcome au village de la consommation !
Ce « village », ces cabanes, n’ont été construits que pour les touristes. La fonction même de ce bamboo train est finalement de vous conduire dans une sorte de "supermarché" à ciel ouvert. Je me sens prise en otage, lâchée ici au milieu de nulle part, où il n'y a rien d'autre à faire à part acheter.
Une petite fille me passe un bracelet de brindilles autour du poignet sans vraiment me laisser le choix et fait de même avec Nathalie. "Free, free" ne cesse-t-elle de répéter. Ma sensation de malaise s'accroit.
Le fameux bracelet cadeau au bras de Nathalie
C’est maintenant un couple d’octogénaires qui nous interpelle. Ils ne connaissent pas un mot d’anglais mais ils savent énoncer les chiffres en dollars (ça, y’a pas de problème !). Ils nous offrent des fruits et forcément on se sent forcer de leur acheter un truc à boire…
Le bon côté des choses c'est que nous avons pu goûter ce fruit étrange vendu absolument partout ici et qui ressemble à un haricot allongé : le tamarin (merci Google !). Le fruit est légèrement filandreux et il faut faire attention car il y a plusieurs noyaux, mais sa chair est agréablement acidulée.
Après cet incroyable (!) bamboo train, on visite les environs de la ville : des temples, des buddhas et on joue même les Indiana Jones.
Les galettes de riz qui sèchent
PS : Photos by Nathalie (et oui, ma seconde carte mémoire est tombée en rade deux jours plus tard...)