Day off : un peu de repos !
Après deux jours passés à visiter les temples d’Angkor, on décide de s’octroyer une journée de répit. Je dois avouer qu’à la fin de la deuxième journée de visite, je saturais de voir tous ces temples et je ne les appréciais plus à leur juste valeur.
Je fais une grassmat’ (ô joie, ô bonheur !) même si c’est difficile de dormir avec le chant du coq, l’appel à la prière, le bruit de travaux au loin et la lumière qui filtre à travers nos supers murs en bambou !
On prend un bon petit-dej et on commence à organiser la suite du séjour. Ensuite on va faire trempette dans la piscine d'un hôtel voisin !
En rentrant, on retrouve Nicolas dans sa "chambre" (rappelez-vous, c’est lui qui dort dehors !). Il prête sa guitare à Eva, une Hollandaise et on savoure juste l’instant présent, bercés par sa voix. Personne ne parle. On écoute. On est bien.
On va prendre un verre avec Nicolas dans un bar-resto qui accueille une troupe de danseurs traditionnels.
Les danses sont plutôt lentes, les mouvements sont axés sur les mains et sur les pieds, pour les femmes comme pour les hommes. Cela ne rend pas les prestations masculines particulièrement viriles…
Les tableaux s’enchainent. Parmi eux, il faut noter la danse du paon (un peu euh.. "spéciale" !) et celle des deux princesses dans la jungle face au roi des singes (ce n’est pas moi qui l’invente, c’est vraiment le nom de ces danses !).
En rentrant à la guesthouse, Nicolas doit faire son sac. Il part en bus vers une heure du mat', destination la Thaïlande.
Dans les faits, dans sa chambre « sous les étoiles » il déballe plus son sac qu’il ne le fait et nous dévoile ses trésors (avant ça, moi qui pensais être chargée…).
Il voyage avec sa guitare, son djiridou et sa valise, un savant mélange de la caverne d’Ali Baba et du sac de Marie Poppins. À l’intérieur : 2 trousses énormes remplies de crayons de tous les styles et de toutes les couleurs, des ciseaux, du scotch, des magazines pour faire des collages, des classeurs avec ses « œuvres », des bâtons d’encens, un portrait, une tenture et même une guirlande de toutes petites lumières (et quelques vêtements au cas où…). Partout où il va, il se recrée son univers. Il est très touchant à sa façon.
L’heure du départ approche. On se dit au revoir. On est conscientes que désormais, il y aura de nombreux au-revoir sur la route. Ce n’est que le début !